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G.D.N. ou Grand Dictionnaire Nahuatl

 

Le G.D.N. est une œuvre collective et évolutive, réalisée autour d'idées de Sybille de Pury et Marc Thouvenot, qui consiste à présenter sous leur forme originale et mettre en concordance sous une forme normalisée (nahuatl) et modernisée (espagnol) des dictionnaires confectionnés par des auteurs qui appartiennent à quatre siècles de l'histoire de la langue nahuatl, depuis le XVI° siècle jusqu'à nos jours.

Le détail de la participation des personnes qui en ont assuré la paléographie, la correction, l'uniformisation informatique, la normalisation orthographique, l'analyse linguistique, l'intégration dans un programme informatique se trouve dans les notices accompagnant chacun des dictionnaires.

 

Caractéristiques du GDN

Le GDN, ou Grand Dictionnaire du Nahuatl, est un ensemble ouvert de dictionnaires

  • d’époques diverses : depuis 1547 avec Fray Andrés de Olmos jusqu’à 2002 pour le dictionnaire de Mecayapan.
  • d’origines géographiques diverses : depuis l’ouest du Mexique (Guadalajara) jusqu’à l’est (Veracruz) en passant évidemment par le centre (Mexico).
  • de formes diverses :
    •  nahuatl-espagnol, espagnol-nahuatl, ou les deux ;
    •  sans exemples, le plus souvent, ou, au contraire, avec une riche contextualisation et des commentaires (Wimmer)
    •  plusieurs des dictionnaires du GDN ont été réalisés à partir de textes. Ces textes sont, pour certains, des exemples de grammaires (le manuscrit 362bis du Fonds des Manuscrits Mexicains de la Bibliothèque National de France, le Arte para aprender la lengua mexicana de fray Andrés de Olmos ou le Arte de la lengua mexicana de Horacio Carochi) et, pour un autre, les phrases d'un manuel de conversation (Arenas). Deux dictionnaires sont constitués des termes nahuatl extraits de la partie espagnole du Codex de Florence (Sahagún/Máynez) et de l’œuvre de Durán ; enfin, dans l'index lexical du Codex de Florence, les mots sont listés par ordre alphabétique avec leurs localisations dans le texte original (CF).

En un mot ces dictionnaires (et, au moment où ces lignes sont écrites, le GDN en compte près d’une vingtaine) ont tous un point commun : ils comportent des entrées en nahuatl auxquelles correspondent des traductions, généralement en espagnol mais parfois aussi en français.

Un des objectifs fondamentaux du GDN est de conserver la forme spécifique des mots de chacun des dictionnaires, tout en permettant leur rapprochement, au sens physique du terme, dans l'ensemble du corpus.

  • Conserver la personnalité des dictionnaires se fait au travers d'une rubrique nommée « paléographie ». Sous cette rubrique apparaissent les mots écrits exactement sous la forme que leur a donné l'auteur qui a réalisé le dictionnaire ou qui a écrit le texte à partir duquel le dictionnaire a été créé.
  • Cependant cette forme n’est pas utilisable pour réaliser le deuxième point assigné au GDN, c'est à dire le rapprochement des mots des différents dictionnaires. Ce rapprochement, pour lequel est nécessaire une mise en ordre alphabétique des mots issus des différents dictionnaires, ne peut fonctionner qu’après avoir résolu quelques problèmes : celui de la normalisation des graphies nahuatl, de la correction des erreurs typographiques, de la modernisation de l’espagnol, de l’extraction des exemples contextuels, de l’injection des mots qui ne se trouvent pas en première position dans l’entrée, celui des préfixes verbaux et celui des variantes dialectales. Cela implique un certain nombre d’interventions.

Interventions

La normalisation opérée dans le GDN ne doit pas être confondue avec l'établissement d'une norme orthographique au sens d'un "bon usage". Elle répond simplement à la nécessité de rassembler les mots des dictionnaires qui sont orthographiés de différentes façons.

La normalisation a été réalisée grâce à des règles de correspondance (du type ooa = ohua) appliquées de manière automatique.

Normalisation orthographique

Les variantes dans l'écriture sont dues à l'instabilité de l'orthographe jusqu'au 18ème siècle. De plus, une fois stabilisée, l'orthographe a encore évolué au 20ème siècle car, sous l'influence de la linguistique, de nouvelles graphies ont été choisies pour promouvoir une meilleure proximité à l'expression phonétique. Pour des raisons liées à la prééminence du nombre des textes écrits en nahuatl classique, c'est la variante du Centre qui a servi de norme.

Les modifications introduites sont résumées dans le tableau suivant[1] :

 

 

Normalisation

Valeur phonologique

Graphies des sources

a

/ a / a:[2] /

a

c /_[3]a, o, C[4], #[5]

/ k /

c /_a, o, C, #

c /_e, i

/ s /

c /_e, i

ch

/ tč/

ch

cu/_a, e, i

/ kw/

qu/_a
cu/_e, i
cuh, cu, uc, vc/_C, #

e

/ e / e: /

e

h / V_V[6]

/ ' /

nada, h

hu /_a, e, i

/ w /

hu, o,  u, v  /_a, e, i 
uh/_C,#

i

/ i / i: /

i, y, j

l /V_V, _C

/ l /

l

m

/ m /

m

n

/ n /

n

o

/ o / o: /

o

p

/ p /

p

qu /_e, i

/ k /

qu/_e, i

t

/ t /

t

tl

/ tl/

tl

tz

/ tš/

tz

x

/ š /

x

y / V_V

/ y /

i, y, j

z /_a, o, C, #

/ s /

ç /_a, o
z /_C, #

 

Ces transformations ont été mises en pratique, document par document, avec une batterie de règles simples de type : iua = ihua. Ces règles sont appliquées dans un certain ordre et en prenant en compte la position de la chaîne à transformer dans le mot.

 : C’est ainsi que les onze graphies différentes du mot cihuatl peuvent apparaître groupées dans le GDN.

Normalisation

Paléographie

Traduction ou localisation

Source

cihuatl

cihoatl

II-70 210 211(3) 212(2) 239 246, III-1 20 41 43 44 45 59 67, IV-108, VI-131 171 183 205 206 209, VIII-3(2), IX-14 18(2) 24 46(2) 51(2) 79 88

1580 CF

cihuatl

çihoatl

VIII-3(2) 18

1580 CF

cihuatl

Cihuatl

Muger

1692 Guerra

cihuatl

cihuatl

Matrona Anciana, y de honor; Hembra en cualquier especie; Ramera

17?? Bnf_362

cihuatl

Cihuatl

Mujer

1780 Clavijero

cihuatl

CIHUATL

Femme, épouse.  /   botanique, " iztac cihuâtl ", petite plante dont la décoction est bonne pour les menstrues.

2004 Wimmer

cihuatl

cihuatl

VI-172

1580 CF

cihuatl

cioatl

I-11 17 21 22 30 31 40 44 49 64 69(2) 71 72, II-43 47 64 73(2) 102 103(4) 138(2) 142 151 152 158(2) 164 165 169(2) 171 186 188, III-12, IV-4 21(2) 25 39 50 54 59 74 93 95 101, V-185 186(2) 189(3) 191(4) 192, VI-2 73 116 118 122 125 128(2) 129(2) 130 131(5) 132 133 135 141 164 167 168 175 176 190 196

1580 CF

cihuatl

çioatl

IV-2 3 6(2) 16 29 31 44 49 53 57 79 85, VIII-59, X-174 175 192

1580 CF

cihuatl

ciuatl

I-81, IX-51

1580 CF

cihuatl

Ciuatl

muger.

1571 Molina 2

cihuatl

ciuatl

hembra en qualquier genero.

1571 Molina 1

cihuatl

çiuatl

VIII-82

1580 CF

cihuatl

ciuatl.

muger.

1595 Rincon

cihuatl

ciuatl; plural ciua

muger

1547 Olmos_G

cihuatl

çivatl

XI-258(2)

1580 CF

cihuatl

civatl

I-81, VI-35, XII-67 117

1580 CF

cihuatl

sihuâ'

mujer, hembra

2002 Mecayapan

cihuatl

zihual

Muger

1765 Cortés y Zedeño

cihuatl

Zihuat

Hembra

1765 Cortés y Zedeño

cihuatl

Zihuat

Muger

1765 Cortés y Zedeño

 

Orthographe utilisée pour la recherche des mots

Parallèlement à la normalisation des entrées des dictionnaires, le GDN comporte une normalisation à la volée des requêtes formulées par les utilisateurs. Il est ainsi possible, si l’on n’a pas l’habitude de la graphie classique du nahuatl, d’écrire <çivatl> et le programme se charge de le transformer en <cihuatl>. Ce processus a été étendu au nahuatl moderne et c’est ce qui permet par exemple d’écrire <miki> et d’obtenir le verbe miqui.

Correction des erreurs typographiques

Les erreurs dont on pense qu’elles sont dues à la typographie ont été corrigées dans la forme normalisée, comme par exemple chez Rincón :

<chocctia> = <choctia> = |choctia|

<ycuelia> = <icnelia> = |icnelia|

<mauiaçoti> = <mauiççoti> = |mahuizzoti|

 

Modernisation de l’espagnol

La plus grande partie des dictionnaires composant le GDN sont en espagnol et du fait de leurs dates présentent, tout comme le nahuatl, des graphies et des découpages de l’espagnol fluctuants.

Ainsi, par exemple, on trouve chez Molina la traduction suivante du verbe Tzinichotia:

Tzinichotia, nitla. jútar eatar plumas ricas pa poner las é algú plumaje qse haze dllas, o é algúa imagé o fundar alguna platica ssobre alguna auctoridad de e§criptura diuina o humana.

 

Dans le GDN cette traduction originelle est visible mais le programme utilise une version modernisée de l’espagnol, établie par programme après mise au point d’une batterie de règles spécifique à chaque dictionnaire.

Après application des règles propre à Molina, la traduction de Tzinichotia prend la forme suivante :

tzinichotia, nitla : juntar e atar plumas ricas para poner las en algún plumaje que se hace de ellas, o en alguna imagen o fundar alguna plática sobre alguna autoridad de escritura divina o humana.

A la différence du nahuatl lors d’une interrogation par l’utilisateur le programme ne pratique pas de modernisation à la volée car on suppose que l’utilisateur actuel utilise uniquement l’orthographe standard actuel de l’espagnol.

 

Mise en forme

Lorsque une entrée est accompagnée d’exemples contextuels, ces derniers sont intégrés dans la partie « Commentaires » de l’entrée.

Par exemple :

zan

Zan

solamente

Inic omonocayotitzinco in ilhuicatl Tlatoani Dios, ca zan ipampa inic techmomaquixtiliz. la causa porq[ue] encarnó el Rey del cielo, fue solamente por salvarnos. Tlein ticquazque in ticnotlacâ, amo zan chiltzintli, quiltzintli? Que hemos de comer los pobres, sino solamente chile y yerbas?

 

Injection

Le GDN décompose les séquences de mots et donne accès à chacun d'eux. Par exemple :

zan  +

Amo zan miecpa

pocas veces

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan quenamî

lo mismo q[ue] amo zan quenin

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan quenin

en gran manera. No como quiera

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan quezquipa

innumerables veces

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan tlapohualpa

innumerables veces

17?? Bnf_362bis

zan  +

Intla zan axcan

en el siguiente ejemplo se varia algo la constuccion ordinaria de este adverbio

17?? Bnf_362bis

zan  +

Intla zan axcan

significa segun parece aprimera vista: *si solamente ahora; pero su significacion es muy diversa, y viene a significar: lo q[ue] auno le huviera sucedido en caso de que huviera hecho algo, y nolo hizo

17?? Bnf_362bis

 

 

 

Affixes 

Préfixes verbaux

Le GDN exclut les préfixes verbaux de la forme normalisée, reprenant ainsi le modèle initié par Molina. Cette exclusion permet, par exemple, le rapprochement de toutes les formes du verbe cua, qui sans cela seraient dispersées en plusieurs endroits du dictionnaire. Ces préfixes, éléminés de la normalisation, sont par contre visibles dans la Paléographie

Normalisation

Paléographie

Traduction

Source

cua

CUA

v.t. tla-., manger quelque chose.   /   v.t. tê-.,    /   manger (des proies vivantes).   /   piquer, mordre quelqu'un en parlant d'un insecte.   /   manger quelqu'un, comme acte cérémoniel.   /   v.réfl., dévorer sa propre substance.

2004 Wimmer

cua

nitequa

yo muerdo

1692 Guerra

cua

nitequa

morder o mordificar.

1571 Molina 1

cua

Nitequa.

Morder ô mondificar

1780 ? Bnf_361

cua

nitla, qua

comer.

1571 Molina 1

cua

nitlaqua

comer

1547 Olmos_V ?

cua

nitlaqua

yo como

1547 Olmos_G

cua

nitlatlancotona nitequa

morder

1547 Olmos_V ?

cua

onechqua[ ]in[ ]chichi

Me mordio el perro

17?? Bnf_362

cua

qua

Comer

1765 Cortés y Zedeño

cua

qua

X-182(2)

1580 CF

cua

qua

Morder

17?? Bnf_362

cua

qua, nic

comer

1611 Arenas

cua

Qua, nic.

comer.

1595 Rincon

cua

Qua, nite

morder, o comer a otro. pre: onitequa.

1571 Molina 2

cua

Qua, nitla

Comer

1780 Clavijero

cua

qua, nitla

comer

1611 Arenas

cua

Qua, nitla.

Comer.

1780 ? Bnf_361

cua

quicua

1. comer

2002 Mecayapan

cua

QVa, nitla

comer algo. preteri: onitlaqua.

1571 Molina 2

cua

taqua

Roer

1765 Cortés y Zedeño

cua

Taqua

Comer

1765 Cortés y Zedeño

cua

Taqua

Alimentar

1765 Cortés y Zedeño

cua

Taqua

Mantener

1765 Cortés y Zedeño

cua

Tequa

Morder, o mordiscar

1765 Cortés y Zedeño

cua

tlaqualotinemi

Todos estan cominedo en pie

1547 Olmos_G

 

Suffixes nominaux

Préfixes possessifs

Les dictionnaires présentent une grande variété de traitement à l’égard des préfixes possessifs. Depuis la conservation, jusqu’à la suppression, en passant par la réduplication des entrées, une fois avec le préfixe possessif et une autre fois sans. Ces pratiques varient d’un dictionnaire à l’autre et aussi à l’intérieur d’un même document.

Le GDN n’a opéré sur ce point aucune modification.

Suffixes absolus : /-tl/ ~ /-tli/ ~ /-li/

Il arrive qu'un mot apparaisse dans un dictionnaire sans suffixe absolu. L'absolu n'a pas été réintégré dans la forme normalisée

 

Normalisation des variantes dialectales

Les problèmes soulevés par les variations dialectales sont de nature différente de ceux que posent les variantes orthographiques, puisqu'elles sont inhérentes à la langue.

Le principe de normalisation retenu par le GDN a été de ne jamais intervenir au niveau morphologique, mais de rassembler quelques traits phonologiques distincts sous une forme commune. Nous avons cependant cherché à réduire au minimum le nombre de transformations opérées, en suivant la politique suivante :

·              la normalisation ne se fait que si elle augmente de façon notable la capacité comparative du GDN. Par exemple :

·        rétablissement de la norme |tl| lorsque le phonème /l/ a une réalisation dialectale /t/ ou /l/ :

o       |tlacatl| = <tacat>

o       |mazatl| =<maçal>, <maçat>, <masät>

o       |nochtli| = <nôchti>

·        rétablissement de la forme |tz| dans les dialectes occidentaux où l'opposition /ts/ ~ /s/ est neutralisée en /s/ :

o       |tzontli| = <zonti>

·              la normalisation ne se réalise pas sur les suffixes, puisque les mots peuvent être rapprochés par la commande "Début de mot". Ainsi < tâga'> est normalisé en |tlaca| et non en |tlacatl|.

·              la normalisation ne se fait pas sur les oppositions phonologiques caractéristiques d'un groupe dialectal. Ainsi : 

·        /i/ vs. /e/ = |i| et |e|

o        

§         |teci | : Olmos_G, Molina 1, Molina 2, CF, Rincón, Guerra, Arenas, 362, Clavijero Tzinacapan, Wimmer

§         |tici| : Tzinacapan, Mecayapan

o        

§         |elcahua| : Guerra, Cortés y Zedeño, Tzinacapan, Mecayapan

§         |ilcahua| : Olmos_V, Molina 2, Arenas, Clavijero, Wimmer

·        /e/ vs. /ye/ à l'initiale = |e| et |ye|

o        

§        |etl| : Olmos_G, Molina 1, Molina 2, CF, Rincón, Arenas, 362, Tzinacapan, Wimmer

§        |yet| : Olmos_G, CF, Rincón, Clavijero

o        

§        |expa| : Molina 1, CF, Arenas, Wimmer

§        |yexpa| : Molina 2, Cortés y Zedeño, Clavijero, Mecayapan, Wimmer

 

 

Programme informatique : Marc Thouvenot (CELIA-CNRS). Publié sous licence CeCILL.

Traitements informatiques et linguistiques : Marc Thouvenot  (CELIA-CNRS) et Sybille de Pury (CELIA-CNRS)

 

CNRS – INAH – UNAM –Univ. de Toulouse

 

 

 

 

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G.D.N. o Gran Diccionario de Náhuatl

 

El G.D.N. es una obra colectiva y evolutiva que, realizada en torno a las ideas de Sybille de Pury y Marc Thouvenot, consiste en reunir diccionarios elaborados  por autores que pertenecieron a las cuatro centurias de historia de la lengua náhuatl que van del siglo XVI a nuestros días. Los diccionarios son presentados tanto con su grafía original como, en el caso del náhuatl, con grafía normalizada, y para el español de forma modernizada.

Los nombres de quienes participaron en los trabajos de la paleografía y la corrección; en los de establecer la uniformidad informática, en la normalización ortográfica, en el análisis lingüístico y en las labores de integración del material en un programa de informática, se encuentran detallados en las notas introductorias que acompañan a cada uno de los diccionarios.

 

Características de G.D.N.

El Gran Diccionario de Náhuatl es un conjunto abierto de diccionarios:

  • de épocas diversas que van de 1547, con el que compuso fray Andrés de Olmos, hasta 2002, año que corresponde al diccionario de Mecayapan;
  • de orígenes geográfico distintos, desde el oeste de México (Guadalajara), hasta el este (Veracruz), pasando evidentemente por el centro (el Valle de México);
  • de formas diferentes:
    • náhuatl- español, español- náhuatl, o ambos;
    • casi siempre sin ejemplos o, al contrario, con una rica profusión de contextos y comentarios como es el caso del de Wimmer.
    • No pocos de los diccionarios del G.D.N. se elaboraron a partir de textos. Dichos textos son, en algunos casos, gramáticas de las que se aprovecharon los ejemplos (el manuscrito 362bis del Fondo de Manuscritos Mexicanos de la Biblioteca Nacional de Francia, el Arte para aprender la lengua mexicana de fray Andrés de Olmos o el Arte de la lengua mexicana de Horacio Carochi); en  otras ocasiones, se trata de términos nahuas extraídos de la parte española del Códice florentino y de la obra de fray Diego Durán (trabajos realizado por Pilar Máynez), y, finalmente, se integró también el índice léxico del Códice florentino (preparado por Marc Eisinger),en el que los términos nahuas se enlistan alfabéticamente y están acompañados de la referencia al lugar donde se localizan en el texto del códice.

En una palabra, estos diccionarios, que hasta ahora suman alrededor de una veintena, tienen todos algo en común, a saber que constan de entradas en náhuatl a las que corresponden traducciones, generalmente en español y algunas veces en francés.

Uno de los objetivos fundamentales de G.D.N. es conservar la forma específica de las palabras según aparecen en el diccionario de origen, permitiendo, al mismo tiempo, su acercamiento, en el sentido físico del término, al conjunto de las contenidas en el corpus todo. Las características originales de los diccionarios se encontrarán en la rúbrica llamada “paleografía”. En ella aparecen los términos escritos exactamente con la grafía con la que el autor las registró en su diccionario o en el texto a partir del cual se creó dicho diccionario. Sin embargo, esta forma de registro no puede utilizarse cuando se trata de poner en relación todos los términos nahuas contenidos en la totalidad de los diccionarios. Esta tarea implica necesariamente que todos los términos provenientes de todos los diccionarios queden consignados en un solo corpus, lo que conlleva la necesidad primera de colocarlos en orden alfabético. Para ello es necesario resolver antes algunos problemas:
la normalización de las grafías nahuas,
en algunos casos la corrección de errores tipográficos de origen cuando se trata de fuentes impresas,
la modernización del español,
en ocasiones la extracción de los ejemplos contextuales,
otras veces, cuando se trata de entradas complejas de más de una palabra, los términos que  no se encuentran en primera posición, son “inyectados” y aparecen como nuevas entradas,
o bien los casos de los prefijos verbales o las variantes dialectales. Todo ello implica un cierto número de intervenciones.

INTERVENCIONES

La normalización en el G.D.N. no debe confundirse con el establecimiento de una ortografía que se presente como la correcta para transcribir términos de esa lengua. Debe quedar claro que ella sólo responde a la necesidad de reunir términos de diversos diccionarios escritos de distintas maneras.

La normalización se realizó gracias a reglas de correspondencia (del tipo ooa = ohua)

Normalización ortográfica

Las variantes ortográficas del náhuatl que pueden apreciarse en nuestros materiales se debe a la inestabilidad ortográfica que lo caracterizó hasta el siglo XVIII. Por otro lado, una vez lograda esa estabilidad, se observaron en ella algunos cambios, pues en el siglo XX bajo la influencia de la lingüística, se seleccionaron nuevas grafías a fin de lograr una mejor proximidad con la expresión fonética. Por razones vinculadas a la preeminencia de textos escritos en náhuatl clásico en nuestro corpus, el náhuatl del centro de México ha servido de norma para la normalización que aquí se realiza.

Las modificaciones introducidas están resumidas en el cuadro siguiente:

Normalizado

Valor fonológico

Grafías de las fuentes

a

/ a / a:[7] /

a

c /_[8]a, o, C[9], #[10]

/ k /

c /_a, o, C, #

c /_e, i

/ s /

c /_e, i

ch

/ tč/

ch

cu/_a, e, i

/ kw/

qu/_a
cu/_e, i
cuh, cu, uc, vc/_C, #

e

/ e / e: /

e

h / V_V[11]

/ ' /

nada, h

hu /_a, e, i

/ w /

hu, o,  u, v  /_a, e, i 
uh/_C,#

i

/ i / i: /

i, y, j

l /V_V, _C

/ l /

l

m

/ m /

m

n

/ n /

n

o

/ o / o: /

o

p

/ p /

p

qu /_e, i

/ k /

qu/_e, i

t

/ t /

t

tl

/ tl/

tl

tz

/ tš/

tz

x

/ š /

x

y / V_V

/ y /

i, y, j

z /_a, o, C, #

/ s /

ç /_a, o
z /_C, #

 

 

Dichas transformaciones fueron introducidas, documento por documento, a través de una batería de reglas simples del tipo: iua-ihua. Tales reglas se aplican en un cierto orden y tomando en cuenta la posición de la cadena que se debe transformar en la palabra.

De esta manera, las once grafías que en el corpus presenta el término cihuatl pueden aparecer agrupadas de esta manera:

Normalización

Paleografía

Traducción o localización

Fuente

cihuatl

cihoatl

II-70 210 211(3) 212(2) 239 246, III-1 20 41 43 44 45 59 67, IV-108, VI-131 171 183 205 206 209, VIII-3(2), IX-14 18(2) 24 46(2) 51(2) 79 88

1580 CF

cihuatl

çihoatl

VIII-3(2) 18

1580 CF

cihuatl

Cihuatl

Muger

1692 Guerra

cihuatl

cihuatl

Matrona Anciana, y de honor; Hembra en cualquier especie; Ramera

17?? Bnf_362

cihuatl

Cihuatl

Mujer

1780 Clavijero

cihuatl

CIHUATL

Femme, épouse.  /   botanique, " iztac cihuâtl ", petite plante dont la décoction est bonne pour les menstrues.

2004 Wimmer

cihuatl

cihuatl

VI-172

1580 CF

cihuatl

cioatl

I-11 17 21 22 30 31 40 44 49 64 69(2) 71 72, II-43 47 64 73(2) 102 103(4) 138(2) 142 151 152 158(2) 164 165 169(2) 171 186 188, III-12, IV-4 21(2) 25 39 50 54 59 74 93 95 101, V-185 186(2) 189(3) 191(4) 192, VI-2 73 116 118 122 125 128(2) 129(2) 130 131(5) 132 133 135 141 164 167 168 175 176 190 196

1580 CF

cihuatl

çioatl

IV-2 3 6(2) 16 29 31 44 49 53 57 79 85, VIII-59, X-174 175 192

1580 CF

cihuatl

ciuatl

I-81, IX-51

1580 CF

cihuatl

Ciuatl

muger.

1571 Molina 2

cihuatl

ciuatl

hembra en qualquier genero.

1571 Molina 1

cihuatl

çiuatl

VIII-82

1580 CF

cihuatl

ciuatl.

muger.

1595 Rincon

cihuatl

ciuatl; plural ciua

muger

1547 Olmos_G

cihuatl

çivatl

XI-258(2)

1580 CF

cihuatl

civatl

I-81, VI-35, XII-67 117

1580 CF

cihuatl

sihuâ'

mujer, hembra

2002 Mecayapan

cihuatl

zihual

Muger

1765 Cortés y Zedeño

cihuatl

Zihuat

Hembra

1765 Cortés y Zedeño

cihuatl

Zihuat

Muger

1765 Cortés y Zedeño

 

 

Ortografía utilizada en la búsqueda de palabras

Paralelamente a la normalización de las entradas de los diccionarios que lo componen, el G.D.N. incluye una normalización automática destinada a atender la gran variedad y la enorme cantidad de búsquedas requeridas por los usuarios. Es así que si el usuario no está habituado a la grafía clásica del náhuatl, puede escribir el término çivatl y el programa se encargará de transformarlo en cihuatl. Este proceso es extensivo al náhuatl moderno, lo cual permite, por ejemplo, escribir miki y obtener el verbo miqui.

Corrección de errores tipográficos

Aquellos errores que se piensa son debidos a la tipografía fueron corregidos de también utilizando el proceso de normalización. Por ejemplo en el Arte mexicana de Rincón encontramos:

            chocctia=choctia=choctia

            ycuelia=icnelia=icnelia

            mauiaçoti=mauiççoti=mauizzoti

Modernización del español

Dado que los diccionarios del G.D.N. ofrecen equivalencias del náhuatl sobre todo al español, la presencia de esta lengua en ellos es en verdad muy importante. Por otro lado, las grafías de todos esos términos corresponden a épocas distintas, pues están en relación directa con el tiempo en que cada uno de dichos diccionarios fue elaborado, por lo que las variantes en la escritura son también importantes. De allí que, igual que en el náhuatl, se observen fluctuaciones notorias en las grafías y los cortes.

Así, por ejemplo, en Molina se encuentra la siguiente definición que corresponde al verbo tzinichotia:

Tzinichotia, nitla. jútar eatar plumas ricas pa poner las é algú plumaje qse haze dllas, o é algúa imagé o fundar alguna platica ssobre alguna auctoridad de e&critura diuina o humana.

En el G.D.N. esta traducción original es visible, pero el programa utiliza una versión modernizada del español, establecida por el mismo programa de acuerdo con una puntual batería de reglas, específica para cada diccionario.

Una vez aplicadas las reglas de modernización propias del diccionario de Molina, la traducción de tzinichotia toma la siguiente forma:

Tzinichotia, nitla: juntar e atar plumas ricas para poner las en algún plumaje que se hace de ellas, o en alguna imagen o fundar alguna plática sobre alguna autoridad de escritura divina o humana.

A diferencia  de lo que ocurre con el náhuatl, cuyas variantes son evidentes, ante la consulta de un usuario a partir del español , el programa no pone en marcha la modernización automática porque se supone que los usuarios  actuales utilizan únicamente la ortografía del español contemporáneo.

Conformación

Cuando una entrada está acompañada de ejemplos contextuales, éstos están integrados en la parte “Comentarios” de la entrada.

Por ejemplo.

zan

Zan

solamente

Inic omonocayotitzinco in ilhuicatl Tlatoani Dios, ca zan ipampa inic techmomaquixtiliz. la causa porq[ue] encarnó el Rey del cielo, fue solamente por salvarnos. Tlein ticquazque in ticnotlacâ, amo zan chiltzintli, quiltzintli? Que hemos de comer los pobres, sino solamente chile y yerbas?

 

Inyecciones

En caso de entradas complejas, el G.D.N. descompone la secuencia de las palabras y da acceso a cada una de ellas, indicando el proceso con un signo “ + “, por ejemplo

zan  +

Amo zan miecpa

pocas veces

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan quenamî

lo mismo q[ue] amo zan quenin

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan quenin

en gran manera. No como quiera

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan quezquipa

innumerables veces

17?? Bnf_362bis

zan  +

Amo zan tlapohualpa

innumerables veces

17?? Bnf_362bis

zan  +

Intla zan axcan

en el siguiente ejemplo se varia algo la constuccion ordinaria de este adverbio

17?? Bnf_362bis

zan  +

Intla zan axcan

significa segun parece aprimera vista: *si solamente ahora; pero su significacion es muy diversa, y viene a significar: lo q[ue] auno le huviera sucedido en caso de que huviera hecho algo, y nolo hizo

17?? Bnf_362bis

 

Afijos

Prefijos verbales

El G.D.N. excluye a los prefijos verbales de la versión normalizada, retomando de esta manera el modelo utilizado por Molina. Esta exclusión permite, por ejemplo, relacionar todas las formas del verbo cua, sin la cual estarían dispersas en diversas partes del diccionario. Sin embargo, tales prefijos, eliminados de la normalización, permanecen en la versión paleográfica.

Normalización

Paleografía

Traducción

Fuente

cua

CUA

v.t. tla-., manger quelque chose.   /   v.t. tê-.,    /   manger (des proies vivantes).   /   piquer, mordre quelqu'un en parlant d'un insecte.   /   manger quelqu'un, comme acte cérémoniel.   /   v.réfl., dévorer sa propre substance.

2004 Wimmer

cua

nitequa

yo muerdo

1692 Guerra

cua

nitequa

morder o mordificar.

1571 Molina 1

cua

Nitequa.

Morder ô mondificar

1780 ? Bnf_361

cua

nitla, qua

comer.

1571 Molina 1

cua

nitlaqua

comer

1547 Olmos_V ?

cua

nitlaqua

yo como

1547 Olmos_G

cua

nitlatlancotona nitequa

morder

1547 Olmos_V ?

cua

onechqua[ ]in[ ]chichi

Me mordio el perro

17?? Bnf_362

cua

qua

Comer

1765 Cortés y Zedeño

cua

qua

X-182(2)

1580 CF

cua

qua

Morder

17?? Bnf_362

cua

qua, nic

comer

1611 Arenas

cua

Qua, nic.

comer.

1595 Rincon

cua

Qua, nite

morder, o comer a otro. pre: onitequa.

1571 Molina 2

cua

Qua, nitla

Comer

1780 Clavijero

cua

qua, nitla

comer

1611 Arenas

cua

Qua, nitla.

Comer.

1780 ? Bnf_361

cua

quicua

1. comer

2002 Mecayapan

cua

QVa, nitla

comer algo. preteri: onitlaqua.

1571 Molina 2

cua

taqua

Roer

1765 Cortés y Zedeño

cua

Taqua

Comer

1765 Cortés y Zedeño

cua

Taqua

Alimentar

1765 Cortés y Zedeño

cua

Taqua

Mantener

1765 Cortés y Zedeño

cua

Tequa

Morder, o mordiscar

1765 Cortés y Zedeño

cua

tlaqualotinemi

Todos estan cominedo en pie

1547 Olmos_G

 

Sufijos nominales

Prefijos posesivos

Los diccionarios tratan de maneras muy diversas a los prefijos posesivos. Dichos tratamientos van desde la conservación hasta la supresión, pasando por la duplicación de entradas, una con el prefijo posesivo y otra sin él. Estas prácticas varían de un diccionario a otro en incluso dentro del mismo.

El G.D.N. no ha realizado ninguna modificación en este renglón.

Sufijos absolutos: /-tl/, /tli/, /-li/

En los casos en que una palabra aparece en un diccionario sin sufijo absoluto, este no parece tampoco en la versión normalizada.

Normalización de variantes dialectales

Los problemas que plantean las variaciones dialectales son de naturaleza diferente a la de aquellos que corresponden a las variantes ortográficas ya que son inherentes a la lengua misma.

El principio de normalización propio del G.D.N. ha sido el de nunca intervenir en el nivel morfológico, sino en todo caso de reunir algunos rasgos fonológicos distintos bajo una forma común. No obstante, hemos buscado reducir al mínimo el número de transformaciones realizadas, siguiendo la siguiente política:

  • La normalización sólo se hace cuando aumenta de manera notable la capacidad comparativa que ofrece el G.D.N. Por ejemplo:
    • el restablecimiento de la norma tl cuando el fenómeno tiene una realización dialectal en t o en l:
      • [tlacatl]=”tlacat”
      • [mazatl]=”maçal”, “maçat”, “maçät”
      • [nochtli]=”nöchti”
    • Restablecimiento de la forma tz en los dialectos occidentales en los que la oposición tss se neutraliza en s:
      • [tzontli]=”zonti”
  • la normalización no opera sobre los sufijos, ya que las palabras pueden buscadas a través de la orden “Principio de palabra”. Así “tâga’” se normaliza en “tlaca” y no en [tlacatl]
  • la  normalización no se efectúa en oposiciones fonológicas características de un grupo dialectal. Así:
    • “i” vs. “e”=[i] y [e]

o        

§         |teci | : Olmos_G, Molina 1, Molina 2, CF, Rincón, Guerra, Arenas, 362, Clavijero Tzinacapan, Wimmer

§         |tici| : Tzinacapan, Mecayapan

o        

§         |elcahua| : Guerra, Cortés y Zedeño, Tzinacapan, Mecayapan

§         |ilcahua| : Olmos_V, Molina 2, Arenas, Clavijero, Wimmer

§          “e” vs. “ye” como inicial = [e] y [ye]

 

 

Programa informático : Marc Thouvenot (CELIA-CNRS). Publicado bajo la licencia CeCILL.

Tratamientos informáticos y linguísticos : Marc Thouvenot  (CELIA-CNRS) y Sybille de Pury (CELIA-CNRS)

Traducción de la introducción general : José Rubén Romero Galvan (UNAM)
CNRS INAH UNAM Universidad de Toulouse



[1] Tableau réalisé par  Carmen Herrera pour les dictionnaires pictographiques réalisés avec Pohua et Tlachia.

[2] Voyelle longue

[3] Devant 

[4] Consonne

[5] Fin de mot ou de syllabed

[6] Voyelle

[7] Vocal larga

[8] Frente a …

[9] Consonante

[10] Fin de palabra o fin de sílaba

[11] Vocal